TranslatePress : mon avis honnête sur ce plugin

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TranslatePress fait très bien le job les six premiers mois. Après deux ans d’utilisation réelle sur mon site WordPress, mon avis est clairement négatif.

Je ne peux pas te le recommander en l’état, et je t’explique pourquoi.

J’ai installé ce plugin de traduction multilingue en 2022 pour traduire mes pages dans plus de 15 langues. Au début, l’extension est vraiment pratique et la traduction visuelle tient ses promesses.

Le souci, c’est que plus le site vieillit avec cet outil, plus il devient presque catastrophique. Les mauvais points s’accumulent avec le temps, et c’est justement ce que personne ne te dit avant d’installer TranslatePress.

J’ai décidé d’écrire cet avis après avoir envoyé des dizaines, voire des centaines de mails au support.

Mon avis en vidéo

Avis TranslatePress a DÉTRUIT Mon Site ! Mon Expérience Après 2 ANS !

Dans cette vidéo, je partage mon avis sans filtre sur TranslatePress. Lis bien la suite avant d’installer ce plugin.

TranslatePress, c’est quoi exactement ?

TranslatePress est une extension de traduction WordPress qui te permet de rendre ton site multilingue.

Son principe : tu traduis ton contenu directement depuis une interface visuelle, en cliquant sur le texte à modifier sur la page.

Le plugin se connecte à Google Translate ou DeepL pour la traduction automatique, génère une URL dédiée par langue et gère les métadonnées pour le SEO multilingue.

Sur le papier, c’est complet. Dans les faits, mon expérience après deux ans est bien plus nuancée.

Le gros souci de TranslatePress :

L’extension traduit tout. Et quand je dis tout, c’est vraiment tout. Si tu écris un article sur un jeu comme SUTOM, un jeu en français où le mot du jour est PATATE, le plugin va le traduire dans les 15 langues. Résultat, ça te coûte quelques euros à chaque fois.

Le pire, c’est que ces traductions ne servent à rien. Ces pages ne feront aucune visite dans les autres langues.

Et si quelqu’un veut tester le jeu depuis une autre langue, il ne pourra jamais répondre PATATE, car lui il verra POTATO. Avec des mots plus complexes, c’est encore pire.

J’ai calculé, et j’ai dû dépenser plus de 2 000 € de traduction automatique dans des articles qui n’étaient utiles qu’en français. Tu vas me dire : le plugin a sûrement un bouton pour désactiver la traduction au moment de la création de l’article. Malheureusement, non.

C’est pourtant la modification que j’ai demandée au support fin 2022 : un simple bouton pour ne pas traduire un article ou une page en particulier. Toujours rien à ce jour.

La seule option disponible depuis le début, c’est Do not translate certain paths. Sauf que pour t’en servir, il faut que le site ait des catégories dans les URL. Or en SEO, ce n’est pas conseillé.

Sur un site WordPress déjà en place, tu dois donc ajouter cette structure et faire des redirections 301, ce qui change toutes les URL du site. Un vrai chantier pour une fonctionnalité qui devrait être basique.

Il crée des centaines de milliers de 404

Exemple de pages 404 generees par TranslatePress sur un site WordPress

Le vrai problème arrive quand tu fais du ménage sur ton site. Imagine des dizaines d’articles traduits qui ne servent plus, par exemple un contenu sur des jeux journaliers publié le 10 juin 2022, devenu inutile aujourd’hui.

Tu supprimes l’article original et tu poses une redirection 301 pour éviter le 404. Jusque-là, tout va bien. Sauf que les 15 URLs traduites liées à cet article tombent bien en 404, elles.

La raison est simple : TranslatePress ne fait pas le lien. Le plugin ne comprend pas que si l’article d’origine passe en 301 ou 410, ses traductions doivent suivre. Il n’hérite pas de la redirection.

Lors d’un simple ménage sur Alucare.fr, je me suis retrouvé avec plus de 150 000 erreurs 404. J’ai contacté le support pour savoir ce qui serait mis en place. La réponse officielle : créer à la main les 301 ou 410 pour chaque URL traduite.

Le souci, c’est que ces adresses traduites ne sont visibles nulle part. Avant chaque suppression, tu dois aller récupérer manuellement l’URL traduite dans chaque langue. Sur un vrai site WordPress multilingue, c’est une gestion ingérable au quotidien.

Passer de Google Translate à DeepL : le vrai problème

Tu veux passer de Google Translate à DeepL pour améliorer la qualité de tes traductions ? Mauvaise nouvelle. Ton contenu déjà traduit reste bloqué sur l’ancien moteur.

Pour basculer réellement vers DeepL, tu es obligé de vider toute la base de données des traductions existantes. Sinon, seuls les nouveaux articles profitent du nouveau moteur. J’ai tenté un contournement : supprimer un article, puis le republier pour forcer une nouvelle traduction automatique.

Ça ne fonctionne pas. Le plugin conserve les anciennes traductions en mémoire.

Concrètement, si tu changes de moteur de traduction en cours de route, tu repars presque de zéro sur toutes tes pages déjà traduites. Sur un gros site WordPress multilingue, c’est un vrai frein.

Pour moi, TranslatePress pourrait devenir un excellent plugin de traduction. Il lui manque trois fonctionnalités essentielles :

  • Un bouton pour désactiver la traduction d’un article ou d’une page précise
  • La liste des URL traduites visible quand tu modifies un article
  • Une vraie gestion des erreurs 404, ou au moins un garde-fou automatique

MAJ du 21/08/2024 :

Nouvel épisode avec le support de TranslatePress. Résumé rapide : leur intervention a mis tout mon site en 404 pendant 16 heures, et Google a crawlé pile pendant ce créneau. Voici ce qui s’est passé, dans l’ordre.

Le bug au départ

TranslatePress créait des 404 sur les slugs personnalisés du site. J’avais modifié beaucoup de slugs à la main. Le plugin ne suivait pas la traduction de ces URL, donc les pages traduites tombaient.

Ce que le support a fait

On m’a conseillé de désactiver mon plugin SEO. Je teste : oui, ça corrige le bug. Sauf que je refuse de le laisser désactivé, justement parce que j’avais modifié beaucoup de slugs avec lui.

La personne du support s’est alors connectée elle-même sur mon site. Elle a fait sa modification et m’a dit par mail que tout avait l’air bon. Je n’étais pas disponible pour vérifier derrière.

Les conséquences

Je me reconnecte 16 heures plus tard. Et là, plein de 404. Le plugin SEO avait bien modifié les URL, mais la traduction de ces URL n’avait pas été faite. Résultat : le site traduit était cassé.

On parle de plus de 70 000 pages traduites passées en 404 d’un coup. Google gardait les anciennes adresses en mémoire et a crawlé toutes ces erreurs pendant ce temps.

Le problème de fond reste le même : TranslatePress ignore l’historique des URL. Si une page passe en 404, elle ne renvoie pas automatiquement vers la nouvelle. Aucune reprise, aucune redirection automatique.

Si tu vois d’autres points qui te bloquent sur TranslatePress, n’hésite pas à me le dire en commentaire.

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